mandrakesoft MLMAN

Questions, opinions & analyses sur l'orientation des différents marchés ou valeurs

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webmaster
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Message par webmaster » 15/09/2004 00:16

Bonsoir,

Une question à la lecture de votre dernier message : l'analyse technique est-elle applicable à des valeurs comme Mandrakesoft dont les volumes d'échanges sont pour le moins réduits ?

Je ne connais pas bien la théorie d'Elliott sur laquelle vous semblez vous appuyer, mais son application est-elle compatible avec "un type d'action où un seul actionnaire peut déséquilibrer le marché durablement" ?

Si l'évolution des cours est durablement déséquilibrée par un seul actionnaire, je pense, mais ce n'est pas ma spécialité donc c'est peut-être une erreur, que l'AT n'a plus beaucoup de sens. Quelle est votre opinion sur le sujet ?

La lecture de ce fil m'a aussi poussé à jeter un oeil aux fondamentaux, si j'ai bien compris, Mandrakesoft va essayer de lever environ 6 millions d'euros qu'elle ne peut pas emprunter étant donné sa situation (récente sortie de procédure de redressement et surtout capitaux propres négatifs). La dilution ne sera donc pas négligeable. Actuellement, les SSIIs ont un PER moyen de l'ordre de 15 sauf erreur de ma part, avec des perspectives de croissance beaucoup plus faibles que MandrakeSoft, mais souvent avec de la trésorerie, pas de dettes, un niveau de fonds propres correct et un passé plus long. Sur une base de 800000 euros de bénéfice net en 2004, le PER de MandrakeSoft est de presque 36 pour un cours de 6 euros (avant AK). Quelles perspectives de croissance peuvent justifier un tel PER ? Cette question n'est pas ironique. J'ai lu avec intérêt l'analyse de KBC Securities du 28/06/2004 qui donne un cours cible de 7 euros. Cette étude m'inspire quelques réflexions :
- l'évaluation se base entre autres sur 35000 abonnés particuliers au Mandrakeclub d'ici fin 2004, ce qui me semble un peu optimiste. Trouver 35000 geeks riches (60 à 120 euros d'abonnement par an) risque d'être une gageure. Quelqu'un sait-il où en est le nombre d'abonnés ?
- l'activité de service est fortement dépendante des décisions d'entreprises ou d'administration de migrer leur système d'information vers MandrakeSoft. Ce genre de migration si elle ne se limite pas à quelques serveurs 'banalisés' de type serveur HTTP ou 'petits' serveurs d'application est une décision stratégique importante dépassant largement le cadre d'une direction technique (le système d'exploitation des machines n'est qu'un détail au sein d'un système d'information d'entreprise). L'analyse mentionne que les motivations des clients pour migrer vers MandrakeSoft sont "liées notamment à la fiabilité, à la stabilité des versions logicielles, à la sécurité (pas de virus) et aussi à la non-dépendance à un éditeur". Seule la dernière raison me semble valide. Les trois autres sont inhérentes à un produit de niche, elles tombent d'elles-même dès que le produit devient leader ou dispose d'une part de marché significative. Cela dit, la quatrième me semble relativement forte ;
- les administrations vont aller vers le logiciel libre. C'est probablement vrai. Reste à savoir à quel rythme et à quel prix. Mais vu la marge (proche de 80%) réalisée par MandrakeSoft, une faible part du marché suffirait à générer beaucoup de cash.

Je me permets de reproduire une partie de la conclusion de l'étude, plutôt que de la paraphraser :
C’est pourquoi nous avons préféré utiliser la méthode de l’actualisation des cash flows futurs pour valoriser
Mandrakesoft et déterminer notre objectif de cours (NB : notre valeur terminale compte pour environ 66 % dans le
calcul contre 80 % en moyenne dans les calculs régulièrement utilisés pour la valorisation de Red Hat). Les
principaux paramètres retenus sont : une croissance moyenne annuelle de 18 % sur la période 2004 /2010, un
taux d’actualisation de 12,3 %, une marge d’exploitation atteignant 30 % à terme, une dette de 0,3 M€ et un actif
fiscal de 8 M€.
L’investissement dans Mandrakesoft revêt certes un caractère spéculatif compte tenu de la situation
financière de la société. Mais sa notoriété et l’accumulation de références, sur un marché porteur, font
qu’elle n’est pas dénuée d’atouts.
Nous initions la couverture de Mandrakesoft avec un objectif de cours de 7 € et une opinion
Surperformance.
Le PER du seul concurrent côté, Red Hat, culmine à des hauteurs stratosphériques, largement supérieur à 100. Alors ?

La conclusion de l'étude d'Euroland Finance du 20 mai 2004 mentionnait :
Le seul comparable pertinent qui soit un « pure player » Linux, le groupe Red Hat, est valorisé 31 fois le
chiffre d’affaires 2003/2004, 22 fois le chiffre d’affaires 2004/2005e et 107 fois les bénéfices anticipés pour
2004/2005 contre respectivement 5,2 fois, 3 fois et 30 fois pour Mandrakesoft d’après nos estimations.
Bien que plus petit, Mandrakesoft est donc un challenger nettement moins bien valorisé. Au cours actuel,
le marché n’intègre pas l’effet de ciseau sur la rentabilité du dépassement du point mort (structure
de coûts fixes), ni la croissance attendue sur le marché de Linux qui permettra d’écraser davantage les
coûts de structure, ni la volonté des pouvoirs publics de promouvoir Linux qui profitera forcément à
Mandrakelinux de par sa position d’acteur unique en Europe. La décote par rapport à son concurrent
direct est excessive, d’autant plus qu’ils sont confrontés tous deux au même type de risques juridiques.
L'effet de ciseau me semble juste (à moduler toutefois car vendre à des grands comptes suppose de disposer de forces d'avant-vente coûteuses et d'un support digne de ce nom), par contre je ne comprends pas bien en vertu de quoi l'étalon devrait être la valorisation de Red Hat. La bulle des valeurs internet était justement basée sur ce genre de comparaison. Quelqu'un a-t'il une idée des perspectives de croissance de Red Hat ou d'autres éléments pouvant justifier de sa valorisation ?

Il me reste quelques questions, auxquelles les 'pros' de ce dossier pourront peut-être répondre :
Quelles sont vos anticipations de chiffre d'affaire et de bénéfice pour Mandrake Soft pour 2004 et 2005 ? Ai-je oublié des éléments importants ? Selon vous, les concurrents Microsoft, Sun et autres IBM risquent-ils de mettre en péril son équation économique (et si les systèmes d'exploitation devenaient gratuits ?) ? Ma conclusion à ce stade est qu'au cours actuel, un investissement constitue un acte de foi, ou un pari, sachant qu'un pari n'est pas forcément voué à être perdu. Votre opinion est-elle différente ?

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jo7
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Message par jo7 » 15/09/2004 02:10

Bonsoir,
Tentative de réponse à votre post
Une question à la lecture de votre dernier message : l'analyse technique est-elle applicable
L'analyse technique, ou graphique, en chandeliers par exemple, est née dans des marchés infiniment moins fluide que ceux que nous connaissons aujourd'hui. Je vois pas pourquoi je me priverais, a priori. Voilà pour la théorie.
Je ne connais pas bien la théorie d'Elliott sur laquelle vous semblez vous appuyer, mais son application est-elle compatible avec "un type d'action où un seul actionnaire peut déséquilibrer le marché durablement" ?
Moi non plus je ne la connais pas bien, dieu m'en préserve.
Je me contente d'observer si ça colle et jusqu'où ça colle. Là ça colle qu'à moitié, et me voilà un peu marri, mais pas trop.
Les développements de la théorie ne sont pas applicables, du moins à mon avis, volontairement non qualifié ; reste qu'on peut toujours essayer, et distinguer un certain ordre dans les successions de hausse et de baisse, des ratios de longueur et d'amplitude.

Pour conclure sur ces questions de l'applicabilité ou non de l'analyse du marché en lui mème plutot que des fondamentaux économiques :
le marché est un comportement humain, ce sont des êtres humains qui passent les ordres, ou décident des règles à appliquer pour les passer, le reste n'est qu'un affaire de probabilités et de statistiques. Se servir des indicateurs ou autres grigris en oubliant ce qu'ils sont sensés mesurer, synthétiser, "objectiver"... c'est regarder un doigt qui montre la lune.

Dans la pratique c'est drôlement moins simple, s'agissant du comportement des marchés qu'est-ce qui l'est ?
Pour ma part je ne sais pas si c'est entièrement applicable, j'essaie seulement de l'appliquer, parfois ça marche, d'autres fois non. J'essaie de reproduire ce qui a marché, et éviter le reste. Ils disent Back testing...
Là encore tout est relatif, puisque l'actionnariat change au fur et à mesure.

C'est la taille de mon portefeuille qui m'indique si j'ai raison de persister.
Pour l'instant ça va... encore.
Mandrakesoft va essayer de lever environ 6 millions d'euros qu'elle ne peut pas emprunter étant donné sa situation (récente sortie de procédure de redressement et surtout capitaux propres négatifs).
D'aprés ce que je peux en voir ils vont lever 6M€, auprés des actionnaires à plus de 5%, dans le but d'atteindre les conditions capitalistiques de passage au NM, en fait à la liste unique euronext Paris en place en 2005.
Je tiens ce fait pour acquis.

Il y aura certainement une autre levée de capitaux courant 2005, pour financer le développement.
La dilution ne sera donc pas négligeable.
ça non, :?
Alors on nous explique que les capitaux serviront à racheter d'autres sociétés par échange d'action, relutif.
Et la croissance...

Pour l'analyse du PER et autres fondamentaux je dis "pouce". Je suis assez d'accord avec vos objections, et conclusions.
Il y a juste un point, le club s'adresse à tous les clients, pas qu'aux geeks. Le principe de l'"abonnement" logiciel est loin d'être farfelu, c'est le modéle cible de microsoft, entre autre. Dire qu'il n'y a pas de marges de progrés serait exagéré, mais j'ai plutot l'impression que mandrakesoft a plutot bien réussi.
S'agissant des tarifs : ils sont trop élevés à mon avis, mais je suis assez pingre ; par exemple le club silver représente 2 paquets de cigarettes par mois. Celà les vaut-il ?

S'agissant de la concurrence sur le créneau Linux : les anciens Unix prorpiétaires sont morts, ceux qui les détenaient vont plutot chercher à vendre leurs machines et leur savoir faire autour, linux mandrake ou un autre OS ; actuellement la concurrence se fait plutot sur la capture des grands comptes qui quittent MS, d'aprés les échos de l'AG.
Le grand concurrent reste avant tout MS. Mandrake/linux a des arguments, souvent estimé supèrieurs à ceux des autres linux.
un investissement constitue un acte de foi, ou un pari, sachant qu'un pari n'est pas forcément voué à être perdu. Votre opinion est-elle différente ?
Pas fondamentalement. L'acte de foi c'est sur pour les actionnaires de l'introduction. Le pari raisonné,
AUCUN système ou méthode permettant de battre sur le long terme un indice de référence, sans prendre davantage de risques.
:wink:

slan
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Message par slan » 15/09/2004 11:20

webmaster a écrit :J'ai lu avec intérêt l'analyse de KBC Securities du 28/06/2004 qui donne un cours cible de 7 euros.
L'analyste en question a de son propre aveux admis avoir été pessimiste par excès de prudence.
webmaster a écrit :Cette étude m'inspire quelques réflexions :
- l'évaluation se base entre autres sur 35000 abonnés particuliers au Mandrakeclub d'ici fin 2004, ce qui me semble un peu optimiste. Trouver 35000 geeks riches (60 à 120 euros d'abonnement par an) risque d'être une gageure. Quelqu'un sait-il où en est le nombre d'abonnés ?
L'évolution du nombre d'abonnés a été citée lors de l'AGE. J'ai oublié de les noter, mais je me souviens d'une agréable surprise, il y en avait plus que je ne croyais... L'objectif est de maintenir une progression linéaire.
webmaster a écrit :- l'activité de service est fortement dépendante des décisions d'entreprises ou d'administration de migrer leur système d'information vers MandrakeSoft. Ce genre de migration si elle ne se limite pas à quelques serveurs 'banalisés' de type serveur HTTP ou 'petits' serveurs d'application est une décision stratégique importante dépassant largement le cadre d'une direction technique (le système d'exploitation des machines n'est qu'un détail au sein d'un système d'information d'entreprise).
MandrakeLinux n'est pas que Linux. Choisir/payer une distribution de Linux, c'est choisir/payer un OS et les logiciels. Il faut bien voir que de l'autre côté, choisir/payer MS Windows, c'est choisir/payer un OS, point barre.
webmaster a écrit :L'analyse mentionne que les motivations des clients pour migrer vers MandrakeSoft sont "liées notamment à la fiabilité, à la stabilité des versions logicielles, à la sécurité (pas de virus) et aussi à la non-dépendance à un éditeur". Seule la dernière raison me semble valide. Les trois autres sont inhérentes à un produit de niche, elles tombent d'elles-même dès que le produit devient leader ou dispose d'une part de marché significative.
Cette généralisation sur le produit leader me paraît un peu rapide. D'abord, parce qu'elle ne généralise qu'un seul exemple connu (MS Windows). Est-ce uniquement sa position quasi-monopolistique qui a conduit à ce que vous dites, ou y a-t-il d'autres facteurs ?
webmaster a écrit :les administrations vont aller vers le logiciel libre. C'est probablement vrai. Reste à savoir à quel rythme et à quel prix.
Je pense que nous sommes arrivés à maturité pour cette dernière question. En Europe et en France, je suis convaincu que le gros de la transition va se passer en 2005 et en 2006. D'autre part, ne négligez pas les volontés politiques d'indépendance technologique européennes et françaises vis-à-vis des USA, surtout pour les administrations et autres consortia européens. MandrakeLinux est la seule distribution commerciale majeure européenne depuis le rachat de Suze par Novell...
webmaster a écrit :Selon vous, les concurrents Microsoft, Sun et autres IBM risquent-ils de mettre en péril son équation économique (et si les systèmes d'exploitation devenaient gratuits ?) ?
Mais l'OS est déjà gratuit, depuis environ 14 ans ! :wink:
Téléchargeable entre autres sur http://kernel.org .
Dans ceux que vous citez, c'est surtout MS le concurrent.
IBM joue beaucoup la carte Linux pour les "petits" systèmes, pour lesquels AIX est inadapté et de moins en moins utilisé au profit de Linux. Je pense que Sun s'oriente sur la même voie. La guerre de UNIX s'est soldée par la perte de tous les acteurs au profit de MS Windows. Les survivants ne feront pas la même erreur deux fois, et préférent manifestement jouer "neutre" sur l'OS (Linux, acteur externe) et se distringuer sur les services et valeurs ajoutées maison.
webmaster a écrit :Ma conclusion à ce stade est qu'au cours actuel, un investissement constitue un acte de foi, ou un pari, sachant qu'un pari n'est pas forcément voué à être perdu. Votre opinion est-elle différente ?
L'acte de foi/paris, c'était à l'intro et surtout à la première AK... Il n'y avait strictement aucune visibilité, aucune stratégie, puis est venu le RJ... Désormais la situation est différente. D'ailleurs, JLM m'a personnellement dit qu'ils étaient déormais passés à l'étape suivante, et que ce n'était plus aux petits porteurs qu'ils s'adressaient. Les moyens/gros porteurs ne font pas de paris, en tout cas pas trop risqués, sinon ils ne restent pas moyens/gros bien longtemps... Or, ils n'attendent que la reprise pour avoir l'autorisation hiérarchique de se remettre sur les small caps, et MLMAN en particulier.

Simplet
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Bonjour Slan

Message par Simplet » 15/09/2004 12:36

Merci pour cette contribution intéressante sur la stratégie de Mandrake.

Aurais-tu des éléments de la part de JML sur l'évolution 2005 & 2006 concernant le Besoin en Fond de Roulement ? Sur l'évolution du chiffre d'affaires?

Ce serait un élément très intéressant pour avoir une idée de la manière dont la société pense se développer?

Sur ce sujet, à aujourd'hui, ni Mandrake, ni KBC ne communiquent.


Cordialement,


Simplet

slan
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Re: Bonjour Slan

Message par slan » 15/09/2004 12:51

Simplet a écrit :Merci pour cette contribution intéressante sur la stratégie de Mandrake.
Aurais-tu des éléments de la part de JML sur l'évolution 2005 & 2006 concernant le Besoin en Fond de Roulement ? Sur l'évolution du chiffre d'affaires?
Ce serait un élément très intéressant pour avoir une idée de la manière dont la société pense se développer?
Malheureusement je n'ai pas pris de notes. Je me suis dit (peut-être à tort) que les slides présentés seraient mis à disposition après l'AGE... J'ose espérer un communiqué de presse après l'AGE tout de même...

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jo7
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Message par jo7 » 15/09/2004 15:48

Je me permets d'apporter quelques remarques :
L'évolution du nombre d'abonnés a été citée lors de l'AGE. J'ai oublié de les noter, mais je me souviens d'une agréable surprise
Un ordre de grandeur ?
Est-ce uniquement sa position quasi-monopolistique qui a conduit à ce que vous dites, ou y a-t-il d'autres facteurs ?
Si le nombre d'exploit ne croissait pas sur linux et les autres OS libres on pourrait se poser la question dans ces termes là.
A mon humble avis WM a raison de poser sa question
Les trois autres sont inhérentes à un produit de niche, elles tombent d'elles-même dès que le produit devient leader
; aussi forte que soit la défense l'attaque a toujours l'avantage de l'initiative, c'est à ça qu'on la reconnait.
l'argument principal des LL et de Linux en l'occurence c'est l'adaptabilité, énorme, les moyens humains à disposition, potentiellement illimités, la maitrise in fine de l'utilisateur sur le code qu'il utilise ; la qualité du système à tel ou tel égard, la sécurité en particulier, est un sous produit éventuel de l'organisation qui l'a produit.
Les moyens/gros porteurs ne font pas de paris, en tout cas pas trop risqués, sinon ils ne restent pas moyens/gros bien longtemps...
Ils en font c'est d'ailleurs ceux qui en font le plus, seules les organisations dont la durée de vie est supérieure à celle d'un homme peuvent se permettre d'attendre une rentabilité à échéance lointaine. Les paris les plus longs sont les plus risqués, puisque les catastrophes sont plus nombreuses en 100 ans qu'en 10, et que si on a des impératifs temporels on ne choisit pas nécessairement le meilleur moment pour vendre.
Si on prend les risques en quantité les gros ont aussi intérêt à faire des paris en nombre important.
C'est Pinault qui a acheté une benne de junk bonds ? Des tickets de loto à 1 $ pièce, sauf que quand on les prend à la tonne les probabilités d'erreurs systématiques sont faibles, et dans une hypothèse de croissance mondiale continue certaines grosse m. deviennent MS.

l'investisseur privé, le nain comme moi ne peut pas s'acheter des tickets de loto à la tonne, il divise ses risques et sa rentabilité potentielle ; ou prie son poulet personnel de lui montrer ses entrailles :wink:

obock
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A propos de gros porteurs

Message par obock » 15/09/2004 20:57

Si je peux me permettre un éclairage un peu différent :

La prise de participation de remote reward dans MDK s'est faite en en février, avant la reprise de cotation : http://www.remotereward.com/Pages%20HTM ... /News.html
Depuis le patron de remote reward siège en bonne place au conseil d'administration. Cette personne a des moyens colossaux et pourrait si ça lui chante racheter tout le flottant de MDK.
Mais là n'est sans doute pas son ambition : il me semble qu'en collaboration avec l'équipe dirigeante une stratégie a été mise au point fin 2003.
Imagine-t'on en effet un fond comme remote reward risquer un investissement sur une recovery sans assurer un minimum ses arrières ?
Tout est planifié pour que MDK devienne une success story car on en a désormais les moyens : des capitaux sont engagés afin que la hausse des cours permette l'augmentation de capital du printemps.
La hausse rend également possible l'acquisition d'Edge It sans sortie de cash (échange d'actions). Edge It est le genre de boite qui permettra d' augmenter le chiffre d'affaire en l'orientant vers les services (point faible avoué de MDK). D'autres suivront très probablement et toujours sans bourse délier. MDK est avant tout une magnifique vitrine technologique mais derrière il faut aussi des pompes à cash pour assurer la pérennité financière.

Ceux qui suivent "en live" les cours depuis mars comprendront : une "main invisible" intervient en effet souvent aux moments opportuns.

Bref, tout cela était écrit et je crois que nous ne sommes pas au bout de nos (bonnes je l'espère) surprises, le but étant de jouer rapidement dans la cour des grands (AK réservée, nouveau marché, grands comptes...). De la belle mécanique.

Conclusion : pour comprendre MDK, ne nous contentons pas de considérer l'opérationnel (au demeurant très bon ces derniers temps), l'analyse technique ou le PER. Essayons de comprendre aussi le qui, le comment et le pourquoi du côté capitalistique de l'affaire.

Simplet
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Message par Simplet » 15/09/2004 21:30

Je suis d'accord avec vous sur l'importance de l'opérationnel et des personnes qui composent le conseil d'administration de Mandrakesoft.

En connaissez vous les membres ? Ce serait intéressant de savoir qui ils sont en ce moment surtout en dehors de JML ? Avez vous des informations sur ce sujet ?

Votre contribution m'amène aussi plusieurs autres questions:

1- Quelle serait l'avantage, l'interêt de racheter tout le folttant , de la part du patron de remote? A quoi cela lui servirait-il ? Je ne comprends pas bien le lien avec les circonstances actuelles de la société.

2- Quelle serait selon vous la stratégie mise en place avec les dirigeants actuelle de Mandrake?

3- Je vous cite :

Tout est planifié pour que MDK devienne une success story car on en a désormais les moyens : des capitaux sont engagés afin que la hausse des cours permette l'augmentation de capital du printemps.

Avez-vous des éléments concrets sur des événtuelles developpement de force de vente et/ou d'embauches (en dehors de l'achat éventuel de Edge it) de personnes nouvelles dans les équipes et qui soutiendraient cette success story?


Conclusion : pour comprendre MDK, ne nous contentons pas de considérer l'opérationnel (au demeurant très bon ces derniers temps), l'analyse technique ou le PER. Essayons de comprendre aussi le qui, le comment et le pourquoi du côté capitalistique de l'affaire.

Avez-vous des éléments sur les contrats en cours signés ou "signables" ainsi que sur les besoin en fond de roulement , éléments qui ont été exposés en AG ?


Cordialement


Simple

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Message par webmaster » 15/09/2004 22:24

Bonsoir,

Pfff, j'ai rédigé un post de 2 pages, malencontreusement perdu :cry:. Comme quoi le client léger...
Slan a écrit :MandrakeLinux n'est pas que Linux. Choisir/payer une distribution de Linux, c'est choisir/payer un OS et les logiciels. Il faut bien voir que de l'autre côté, choisir/payer MS Windows, c'est choisir/payer un OS, point barre.
Mon opinion est différente. Je suis d'accord avec la première partie de la proposition, bien que l'utilisation d'une suite bureautique libre par exemple ne soit pas forcément gratuite pour un grand compte. Par contre la seconde partie de la proposition est plutôt "Choisir/payer MS Windows, c'est choisir/payer un ensemble de produits Microsoft et l'intégration qui va avec". La force de Microsoft se situe dans l'intégration de son offre, du moins à mon sens, et dans la qualité de ses produits, quoi qu'en disent ses détracteurs.
Slan a écrit :
webmaster a écrit :L'analyse mentionne que les motivations des clients pour migrer vers MandrakeSoft sont "liées notamment à la fiabilité, à la stabilité des versions logicielles, à la sécurité (pas de virus) et aussi à la non-dépendance à un éditeur". Seule la dernière raison me semble valide. Les trois autres sont inhérentes à un produit de niche, elles tombent d'elles-même dès que le produit devient leader ou dispose d'une part de marché significative.
Cette généralisation sur le produit leader me paraît un peu rapide. D'abord, parce qu'elle ne généralise qu'un seul exemple connu (MS Windows). Est-ce uniquement sa position quasi-monopolistique qui a conduit à ce que vous dites, ou y a-t-il d'autres facteurs ?
J'explicite un peu : selon moi, plus un OS est diffusé, plus le nombre de hackers de tous poils se penchant sur son cas est important, donc plus sa sécurité 'perçue' est faible. Il n'y a jamais eu de virus sur NT 3.5x car sa distribution était confidentielle (comparée à celle de W9x à l'époque). La sécurité n'est pas immédiatement dépendante de la qualité du code de l'OS comme on essaie de nous le faire croire. La qualité de la conception et du codage des différents OS est probablement comparable, comme le nombre de failles doit l'être. Par contre le nombre de cerveaux occupés à chercher les failles est directement proportionnel aux parts de marché de chaque produit. Pour ce qui est de la fiabilité et de la stabilité, NT & W2K étaient particulièrement fiables et stables. Mais ils étaient tributaires de code tierce-partie de type service ou driver mal écrit. Mis à part ce talon d'Achille, leur stabilité et fiabilité est tout à fait comparable à celle de produits concurrents (Linux, Solaris, AIX, VMS). XP et W2K3 corrigent le talon d'Achille. Plus généralement, la non qualité de Wxxx est une légende. Tous les développeurs qui ont eu l'occasion de jouer avec le DDK le savent. C'est du moins mon opinion, mais je connais mieux le monde MS que celui de Linux. NT a d'ailleurs été conçu et écrit par des transfuges d'OS/2, VMS et Unix.
Slan a écrit :En Europe et en France, je suis convaincu que le gros de la transition va se passer en 2005 et en 2006. D'autre part, ne négligez pas les volontés politiques d'indépendance technologique européennes et françaises vis-à-vis des USA, surtout pour les administrations et autres consortia européens.
Sur le fond je suis tout à fait d'accord. Par contre, ces délais me semblent optimistes. Les systèmes d'informations des grands comptes reposent souvent sur un important parc logiciel spécifique. Un changement d'OS suppose un portage, une réécriture ou une refonte de ces applicatifs, ce qui contraint souvent le changement d'OS à s'opérer lors d'une refonte complète de Système d'Information. Par ailleurs, concernant la volonté d'indépendance technologique, je note que malgré la disponibilité totale et gratuite de navigateurs libres fonctionnant sous Windows depuis maintenant plusieurs années, le parc installé et utilisé est quasiment exclusivement composé d'Internet Explorer. Certains grands comptes ont même migré de Netscape vers IE. J'ai donc un doute sur la rapidité de la transition.
Slan a écrit :Mais l'OS est déjà gratuit, depuis environ 14 ans !
Il l'est même depuis 20 ans si l'on compte depuis l'apparition de Minix :wink:.
Slan a écrit :IBM joue beaucoup la carte Linux pour les "petits" systèmes, pour lesquels AIX est inadapté et de moins en moins utilisé au profit de Linux. Je pense que Sun s'oriente sur la même voie. La guerre de UNIX s'est soldée par la perte de tous les acteurs au profit de MS Windows. Les survivants ne feront pas la même erreur deux fois, et préférent manifestement jouer "neutre" sur l'OS (Linux, acteur externe) et se distringuer sur les services et valeurs ajoutées maison.
Je souscris totalement à cette analyse. AIX et Solaris vont être cantonnés aux serveurs 'stratégiques' et/ou aux architectures complexes. Bien que Linux commence à investir aussi ces segments.
Slan a écrit :Les moyens/gros porteurs ne font pas de paris, en tout cas pas trop risqués, sinon ils ne restent pas moyens/gros bien longtemps...
Je ne pense pas que ce soit le cas. Les moyens/gros sont souvent des acteurs qui ne risquent pas leurs propres sous et ne sont pas jugés à l'aune de leurs résultats absolus. Un fonds smallcaps technos ou 'valeurs de croissance' doit acheter des smallcaps technos et a les moyens de diversifier (cf Astra). Mais peut-être ne fait-on pas référence au même type de 'gros' ?
Slan a écrit :Or, ils n'attendent que la reprise pour avoir l'autorisation hiérarchique de se remettre sur les small caps, et MLMAN en particulier.
Je ne dispose personnellement d'aucune information de ce type, ce qui est normal puisque je n'évolue pas dans le milieu de la finance. Par contre, il existe des sociétés de gestion de toute taille et des gérants dont la ligne hiérarchique n'est pas forcément très pesante. Pouvez-vous préciser qui sont ces moyens/gros porteurs ?

Globalement, nos échanges tournent autour des perspectives de Linux vs Microsoft sur les deux ou trois prochaines années. Cela risque vite de tourner au débat d'opinion, ce qui n'est pas forcément désagréable mais risque de nous éloigner de la cible. Pour savoir si la valorisation actuelle de MandrakeSoft et du phare que constitue selon les analystes Red Hat, il faudrait savoir combien de licences et de service MandrakeSoft et red Hat doivent vendre dans les trois (entre 2 et 5) prochaines années, ce que cela représente en pourcentage du marché global et ce que cela leur coutera. Au-delà des bonnes ou mauvaises raisons qui pourraient pousser les grands comptes à migrer vers Linux, cela fournirait une indication sur la pertinence des valorisations actuelles et à fortiori sur la probabilité d'une hausse à court/moyen terme. Si quelqu'un dispose d'informations plus précises que celles exposées dans l'analyse de KBC Securities...

J'ajoute aussi, au risque de me répéter, que les risques que me semblent constituer un éventuel déplacement de la problématique ne sont pas pris en compte par les analyses sus-citées. Quel serait l'impact d'une distribution gratuite de XP ou W2K3 ? Et d'un changement de licence des mêmes ?

Enfin, je viens de lire la contribution d'obock qui me semble particulièrement pertinente. L'analyse de la composition du capital révèle souvent des informations intéressantes. Je ne connaissais pas Remote Reward. Effectivement, on peut penser que cette présence ne s'arrête pas à l'occupation d'un siège au conseil d'administration et constitue un élément favorable pour l'avenir de MandrakeSoft. J'apporte juste deux bémols : cela ne garantit pas le succès de l'entreprise (cf par exemple les sociétés dans lesquelles Astra Technological Investments Ltd, cotée au NM, a investi) et Remote Reward insiste sur l'aspect 'long terme' de ses participations ce qui veut dire qu'il accepte probablement de rester collé pendant quelques années avec les titres acquis. Je suis toutefois sensible à l'argument d'obock :
obock a écrit :Bref, tout cela était écrit et je crois que nous ne sommes pas au bout de nos (bonnes je l'espère) surprises, le but étant de jouer rapidement dans la cour des grands (AK réservée, nouveau marché, grands comptes...). De la belle mécanique.
qui laisse penser quasiment à une volonté politique...

...MandrakeSoft après Bull ? :lol: :lol: :lol:

Sur ce, je crois que je vais retourner à la chasse aux boites manifestement sous-valorisées et qui distribuent un bon dividende. C'est un sujet beaucoup plus simple. Moins fun, je vous l'accorde, mais plus simple !

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obock
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Message par obock » 16/09/2004 00:57

En réponse à WM :

Il n'y a rien de politique là-dessous, ce n'est pas le VIème plan, juste un zeste d'anticipation de la part des principaux acteurs ; ils se donnent les moyens de leurs ambitions ;-)

En réponse à Simplet :

Faites un google André Jolivet (pas le musicien , l'autre), constatez alors vous même que l'homme n'est pas un amateur en matière industrielle ou financière. En tous cas, pas du genre à faire de la figuration. Faites le rapprochement entre produits La Cie et MDK par exemple.

Je n'ai jamais écrit que le patron de remote reward avait l'intention de racheter le flottant de MDK, j'ai simplement précisé qu'il avait la surface financière pour le faire. Il vise très certainement et plus prosaïquement une plus-value très confortable sur cette affaire. L'entreprise bénéficie désormais simplement d'appuis financiers solides, expérimentés et à même de soutenir les cours au cas où...

Pour ce qui est de l'opérationnel, MDK revient de très loin, j'ai déjà refait l'historique sur un autre forum.
Je dirais pour résumer que pour accompagner son développement MDK avait fait appel en 1999/2000 à des fonds d'investissement. Ceux-ci (souvenez-vous de l'époque !) ont alors poussé MDK à faire des dépenses hors de proportion avec les moyens réels de l'entreprise. Ils ont également fait embaucher un dirigeant américain (Mr Henri Poole) qui a entrainé l'entreprise sur une voie "tout internet" (e-learning ...) qui n'avait rien a voir avec le coeur de métier de MDK. Le cash a vite manqué.
Bref fin 2000 la situation était intenable, on remercia Mr Poole et un premier appel au marché mi 2001 fit office de bouée de sauvetage.
Mais le passif était tel que cela ne suffisait pas et la société fut mise en redressement judiciaire quelques 18 mois plus tard.
MDK s'en est quand même sortie (ce qui n'arrive que dans 10 % des cas) avec un passif à rembourser sur 9 ans si ma mémoire est bonne (pas du tout rédhibitoire).

Tout cela pour dire que je ne me fais donc pas trop de soucis du côté de l'opérationnel et en particulier du côté du fond de roulement. les erreurs du passé ont servi de leçon et MDK est maintenant beaucoup plus regardante à la dépense : on préfère absorber Edge It plutôt que d'alourdir la masse salariale par exemple. Les problèmes ont plus été conjoncturels que structurels contrairement à ce qu'on aurait pu penser de prime abord.

Mais je le répète : pour le cas qui nous intéresse (la bourse - pour les nains -), il est accessoire de se concentrer sur les paramètres comptables de cette affaire. Il faut juste savoir si l'entreprise est pérenne ou pas. Vu la qualité du management, vu l'engouement actuel pour Linux et les LL, vu les contrats passés récemment, vu enfin le trou d'où MDK s'est sortie, on ne s'avance guère en disant qu'il n'y a plus de problèmes visibles de ce côté là.

Non, le vrai défi c'est de savoir combien vaut(dra ?) la distribution linux la plus populaire au monde (voir sur distrowatch puis sur le site de Suse). Sera t'elle à même de rester longtemps dans le groupe de tête ?
Si oui, dans quelques années, une fois restylée, c'est à dire réorientée vers une clientèle plus service et plus professionelle, elle sera alors mûre pour être vendue au prix fort. C'est à mon sens le calcul que font les gros intervenants actuels et cela explique pourquoi ils se démènent tant.

Obock.

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jo7
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Message par jo7 » 16/09/2004 08:57

webmaster a écrit : ...MandrakeSoft après Bull ? :lol: :lol: :lol:
C'est malin :D :D :D

Simplet
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Message par Simplet » 16/09/2004 09:29

Merci à Obock et webmaster pour leurs contributions particulièrement intéressantes sur la valeur. Beaucoup de questions ouvertes et de points d'entrée constituant la richesse de ce fil.

En réponse à un point en particulier d'Obock:

Je suis assez d'accord avec vous sur votre analyse concernant le couple LA CIE & Mandrakesoft. J'avais fait le raprochement entre les deux ces dernières semaines ce qui, entre autre, me pousse à continuer à m'intéresser à la valeur.

La CIE étant l'exemple d'une société solide dans un compartiment informatique instable pour le moins ces dernières années.

D'autre part je suis également assez d'accord avec vous sur le fait que Mandrake constitue, sans doute "le pari" (si je puis m'exprimer ainsi) d'un développement durable sur ce marché de la distribution LINUX en France.
Par excès de prudence, je l'avoue, je reste souvent très "vissé" sur les fondamentaux d'une entreprise qui n'a pas encore fait ses preuves sur son marché.

Et je trouve particulièrement enrichissant de partager nos point de vue au même titre (de bourse :lol: ) que ceux de Slan et de Jo7.

Bon. Si vous-même ou d'autres (petits ou grands) nains peuvent continuer à apporter leurs contributions cela permettra aux nains, comme moi entre autre, qui sont novices sur ces niches de marché prometteeuses (?) de continuer à suivre les derniers développement du Kernel :wink: .


Cordialement,


Simplet

stepson
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encore plus subtil ;-)

Message par stepson » 16/09/2004 13:04

jo7 a écrit :
webmaster a écrit : ...MandrakeSoft après Bull ? :lol: :lol: :lol:
C'est malin :D :D :D

[analyse humoristique on :twisted: ]
en fait, mandrake va racheter bull. c'est ca la strategie secrete cache que l'on ne nous dit pas et la contrepartie de la signature de contrat avec l'etat !!! on vous donne des marches publics alors que votre taille et profil de societe va a l'encontre des regles de prudence habituelles pour l'attribution de marches de cette importance. mais en contre partie vous nous debarassez du fardeau bull
[analyse humoristique off]

plus serieusement, on parle beaucoup de edge-it, mais il faut quand meme garder a l'esprit que edge-it est toute petite. certes manadrakesoft n'est pas tres grosse non plus, mais edge-it est petite aussi.
ca ne va pas changer grandement la donne. est ce que les methodes de edge-it sont industrialisables ? est ce que edge-it a ete rachetee pour ses competences reelles en matiere de service ou pour un relationnel specifique avec les milieux des marches publics.
c'est ce qu'il nous faut attendre de voir.
et il ya indeniablement des appuis politiques et financiers derriere tout ca.

a moindre echelle et tres modestement (SSLL de 8 personnes au meilleur de sa forme. cree mi 2000, liquidee mi 2003) j'ai vecu ca en province. on m'a accueilli a bras ouvert lors de la creation de la societe en me proposant meme des subventions et apport en capital de la part de fonds d'investissement regionaux, mais si je prenais comme associe et directeur commercial un vieux politicien retraite, cense gerer les relations avec les administrations locales/regionales. on a refuse. on n'a pas decroche un seul marche public. on a juste reussi a avoir quelques petites commandes pour intervenir en pompier quand les dites administrations n'avaient pas le choix et qu'on etait les seuls a pouvoir les depanner avec leurs serveurs linux en panne. ma conclusion avec le recul c'est que les appuis politiques sont necessaires en affaire. c'est philosophiquement bien ou mal, peut importe, c'est necessaire.

il semble que les dirigeants et les gens qui s'interesse a mandrake aient les bonne cles.

il faut voir le resultat de l'integration de edge-it et les effets. les premiers effets son-ils l'obtention de marches publics ? auquel cas il faut regarder aussi qui est derriere edge-it.

si les soutiens que l'on va decouvrir sont pereins (vont-ils garder longtemps la cle des attributions des marches) alors on peut esperer des contrats consequents et recurrents.

hum. on s'eloigne on s'eloigne.

Simplet
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On s'éloigne, on s'éloigne

Message par Simplet » 16/09/2004 14:32

Justement peux-être pas tant que cela. Et je trouve ta contribution particulièrement interressante sous l'angle de la capacité de Edge it à constituer le soutien (ou non) de Mandrake.

Nous sommes les uns et les autres à capitaliser sur l'idée peux-être fausse que Edge It va être ce soutien Magique.

C'est, pour nous pauvres nains, peu au fait des manoeuvres stratégiques de ce type d'entreprise un sujet crucial que tu soulignes très justement.

Scénario fiction, on continue:

'Ensuite Bull rachète Microsoft, la Tour Montparnasse, j'assassine JML et je deviens chef du monde'.

Plus sérieusement, tout cela rejoint un peu la réponse de notre webmaster qui à la fin de sa dernière contribution nous laisse 'en filigramme' sa réaction qui serait d'aller chercher peux-être vers d'autres valeurs oubliées sur cette niche de l'OS ou de façon plus générale vers d'autres valeurs oubliés dans d'autres compartiments comportant à première vue, moins d'incertitudes.

Quoique ... Faut voir ou tout au moins faut continuer à suivre Mandrake ...

Consulter le menu n'est pas forcement un synonyme d'un gain de poids lorsque l'on est au régime ... 8)


Cordialement,


Simplet

stepson
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edge-it suite....

Message par stepson » 16/09/2004 16:24

description de edge-it sur le site de mandrake :
Fondée en 2003 par des employés clé d'Open Care, la première société de support Linux européenne, Edge-IT se concentre sur la fourniture de services et de support à destination du marché des entreprises en France. Forte de 6 employés, Edge-IT compte parmi ses clients l'OCDE, la Fondation Nationale des Sciences Politiques - Science Po, et Prisma Presse, un des plus gros groupes de presse en France.
on trouve de plus dans une des analyses financieres (kbc ?) ayant commente le rachat le CA de edge-it : il me semble de memoire qu'il est de quelques centaines de Keuros... (environ 600 Keuros, mais a verifier !)

par contre il ya quelques clients qui fleurent bon le carnet d'adresse....

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