calendar spead sur 6 mois

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c_alex
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calendar spead sur 6 mois

Message par c_alex » 12/12/2007 20:13

Une autre idée pas très risqué, toujours pour ceux qui comme moi ne font pas confiance au marché.
Un pari sur CAC40 à 5900 dans 6 mois :
- Vente d'un Call PXA 5900 06/08
- Achat d'un Call PXA 5900 09/08

J'ai évité le straddle car je ne sais pas si les risques de recession et de crise financière majeur sont écarté. Donc je ne veux pas m'embarquer dans une stratégie à pertes "infinies".

Caractéristiques de la stratégie (ce matin, le CAC à pris 100pt depuis) :
- Cout initial 1000€ + ~1000€ de dépot
- Perte maxi au alentour de 1000€
- Gain si CAC40 à 5900 en juin : ~1000€
- Aujourd'hui : 5€ de gagné toute les semaines
- Aujourd'hui : 0,44€ de gagné/perdu sur chaque point de CAC40.
- La stratégie est gagnante avec un CAC en juin entre [5625 ; 6300]

gigi
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Pertes infinies... JAMAIS !!

Message par gigi » 13/12/2007 00:01

Tout dépend du capital immobilisé... Ceci étant, les pertes ne sont jamais infinies (tout comme les gains).
Pour un objectif d'un gain à 1000€ d'ici juin 2008, j'aurai plutot tendance à ne jouer que l'échéance juin ainsi:

L'objectif semble être donc de gagner 1000€, donc 100points ? Alors pourquoi ne pas juste vendre un PUT 4800/Juin. Il vaut 104 points. On pourrait se couvrir en vendant un FCE si le CAC40 atteint 4800, couvrant ainsi les baisses supérieures.
... ou alors, à la fois un PUT 4600, à 75points, et un CALL 6600 à 37points, soit au total 112 points, ce qui donne plus de latitude avant de devoir se couvrir (achat du FCE à 6600, ou vente du FCE à 4600).

Dans le premier cas, on gagne 1040€ si le CAC40 est au dessus de 4800 points en juin prochain;
Dans le second cas, on gagne 1120€ si le CAC40 se trouve entre 4600 et 6600 points.

Note: Le gain relatif est moins important que ta stratégie, puisqu'elle immobilise environ 3000 à 4000€, et donc ne permet "que" de gagner 25% à 33% sur le dépot, contre 100% dans ton cas. Mais elle est aussi bien plus sûre.
Pour les débutants, on oubliera pas qu'on reste engagé sur 55.000€ quand même, donc on a un levier de plus de 10 fois !... Et que la couverture FCE "mangera" aussi 3000€ à 4000€ de couverture supplémentaire à prévoir (donc le gain serait rammené entre 12,5% et 17%, plus le taux du monnétaire pour la partie du capital "en réserve")

c_alex
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Message par c_alex » 14/12/2007 02:04

Effectivement, la deuxième stratégie (strangle) semble plus interessante que mon calendar spread. Les liquidités n'étant pas un problème en ce moment (j'en ai bcp depuis mes prises de benef cet été).

Reste qu'on gagne sur une plus large bande en contrepartie de perte plus importante sous 4400.

Je me demande en fait si une récession américaine pendant quelques mois pourait faire baisser le CAC de 20%? Et par quels moyens les banques centrales pouraient éviter ou enrayer ce scenario catastrophe?

Dans le doute je vais peut-être jouer la sécurité avec mon calendar spread, ou peut être adapter votre stratégie et multiplier les ventes de Call : si le marché dépasse 6600, j'aurai de toute façon couvert les pertes par ailleur...

gigi
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Scénario cata.

Message par gigi » 14/12/2007 19:37

Bien sur que le marché peut dévisser de plus de 20% !
Récemment, de 2000 à 2003, c'est largement plus de 50% de baisse qui s'est produit. Ceci étant, je ne pense pas qu'actuellement une baisse de 50% soit envisageable.

Mon analyse: les institutionnels sont extrêmement pessimistes dans leurs discours, et pourtant, les indices ne décrochent pas franchement: cela est quand même le signe que le plus bas n'est pas loin, à moins d'une catastrophe imprévue dégradant encore plus fortement le marché, ne se produise. Dans les conditions actuelles, je pense donc que d'ici 6mois le marché ne devrait pas baisser de plus de 20%.

c_alex
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Message par c_alex » 16/01/2008 05:35

Pfiou, citibank annonce des pertes collossales, ça ne contribue pas à rassurer les marchés.
La stratégie a déjà fait perdre ~300€

C'est beaucoup plus que prévu car la volatilité à juin augmente plus vite que celle de septembre. Le delta de la stratégie est passé de 0,44 à 0,78.
De plus le théta du PXA juin s'écroulant. Le théta de la stratégie n'est plus que de 1€ par semaine.
Les pertes pourraient donc s'accelerer (chose que je n'avais pas prévu).

Cependant, il ne faut pas oublier que ces mauvais résultats banquaires n'impacte qu'indirectement notre stratégie. Il faut surtout surveiller les taux courts termes et l'évolution des spread de crédit qui pourraient annoncer une recession US.

Et la fin de semaine s'annonce chargé : indice des prix et surtout chomage US - s'ils augmentent, la FeD perd encore ses marges de maneuvre pour faciliter les conditions de crédit.

gigi
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Stratégie.

Message par gigi » 16/01/2008 19:03

La stratégie a déjà fait perdre ~300€
Ce n'est pas en quelques jours que tu dois juger une stratégie option. Laisse le temps faire... Si tu voulais gagner/perdre plus vite, il fallait vendre non pas à 6 mois, mais à 1 mois ! Saches que la valeur temps diminue de la moitié dans le dernier tiers du temps... Tu as une accélération de la perte de valeur temps proche de l'échéance. 6 mois, c'est loin...
Tu as certes "perdu" 300€, mais songes à ce que tu aurais perdu (/gagné ?) si tu avais joué le marché en direct !! C'est là que tu vois l'aspect "coussin" des dérivés, que je trouve très rassurant à titre personnel.

c_alex
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Message par c_alex » 22/01/2008 14:13

Bon un petit point sur la stratégie calendar spread :
La belle dégringolade de ses derniers jours, on s'éloigne de l'objectif de 5900 Avec :
CAC40 = 4750
CALL PXA Sept 2008 = 46 (long)
CALL PXA Juin 2008 = 15 (court)
On arrive à ~690€ de pertes

N'oublions pas que les pertes maximum de la stratégie (atteinte quand les 2 call seront à 0) est de 1000€.

L'interet du calendar spread sur le strangle ou straddle se fait sentir. Là où les pertes du calendar spread diminuent, celle du straddle augmenterait (delta à 1 : 10€ par point de CAC, ce qui lors d'une baisse de 300pt se solde en une perte de 3000€).
On est déjà sans nulle doute gagnant sur le calendar spread.

Ce qui démontre bien l'investissmenent spéculatif sur dérivé. On définit des scénario possible et on cherche le montage qui colle le mieux au scanario. Dans mon cas les 2 scenario envisagé était :
- Crack
- Reprise des marché au alentour de 5900.

J'hésitais hier quand le CALL PXA Juin était à 10 de m'en séparer. L'opération se serait résumé en une perte supplémentaire de 100€ contre un gain de 10€ par point de CAC si le CAC fini au dessus de 5900 en juin.
Je me suis abstenue, le pessimisme ambiant est contagieux et j'ai du mal à voir le CAC au dessus de 5900 en juin. Si quelqu'un a un avis sur la question, je suis preneur.

Enfin, rien n'est joué comme le dit gigi, l'objectif est dans 5 mois et le marché pourait très bien fortement rebondir d'ici là. On a perdu 1000 pt en 1 mois, on peut donc très bien en gagner 5000 en 5 mois :-) (se qui nous amenerait encore sur une perte de 1000€).

gigi
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Message par gigi » 22/01/2008 19:35

Oui, alors une hausse de 5000 points (pour être à 10.000), j'y crois pas du tout !! même si tout est possible en théorie. Et à la baisse, le seuil, c'est 0 ! :roll:
Mon avis reste une sorte de morosité entre-coupée de rebonds et rechutes. ça va onduler à mon avis. D'autant plus que la chute violente d'hier a "choqué" pas mal de gestionnaires: il s'est échangé 16milliards alors que NewYork était fermé. Et aujourd'hui 20 milliards !
Pour rappel, une journée standard, est de 5 milliards. En cas de "3 sorcières" (échéances trim. d'options), ça monte vers 10 milliards seulement. Autant dire qu'il y a eu des échanges de masse (coupe de pertes) des "gros". ça va marquer les esprits, c'est sur....

c_alex
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Message par c_alex » 22/01/2008 21:34

Je te rassure, je ne crois pas non plus en une hausse de 5000pts...
Et effectivement, les cours resteront surement chaotique jusqu'à ce que les conditions de crédit se relache. Mais quand et comment se relacheront-ils? C'est la grande question. Aujourd'hui, la baisse des taux US de 75pb n'est pas très encouragente.
Vous pouvez suivre l'évolution des spread de crédits corporate via les indices itraxx et CDX.

gigi
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Taux.

Message par gigi » 22/01/2008 22:15

Si justement, c'est rassurant ! Pas le fait de donner 75points, mais surtout de réagir au lendemain de la baisse des bourses mondiales qui auraient pu se transformer en crack, pour indiquer le soutien aux marchés de la FED. Ce qui compte ici, ce n'est pas la valeur, mais plus le geste. Jamais la BCE n'aurait fait ça: anticiper une réunion de salon... Ils auraient laissé la situation pourrir (la preuve...). Et c'est alors beaucoup plus difficile d'agir dans ces conditions que quand c'est tout frais.

Pour moi, le soutien des marché est un signe fort.

Nei-Jing
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la baisse des taux US de 75pb

Message par Nei-Jing » 22/01/2008 23:21

Bonsoir,
Il y a sûrement des gens plus avertis que moi, mais voici un avis sur la question suivante.

La baisse des taux US de 75pb est-elle rassurante ou non ?
Question intéressante, et tous les deux (Alex et Gigi) ont raison, à des degrés divers.

D'abord, rappelons que sur les 12 derniers mois, ce n'est pas la première fois que la FED intervient en urgence ; il n'y a pas si lgtps,
elle a déjà procédé à une baisse de 50pb en urgence.

A priori, cette réactivité est rassurante.
Sur le fond ça ne change pas gd chose au problème,
qui vient d'un enchaînements de conséquences (avec feedback):
légère baisse de l'immobilier (US) > crise des subprimes > nvlle baisse de l'immo (US) et fragilisation de tous les acteurs qui ont participé,
volontairement ou non, à la titrisation des emprunts à risques >
crise de liquidité interbancaire et resserrement du crédit >
csq sur l'économie réelle.

On peut même dire que...
1) la baisse du taux de la FED va profiter aux entreprises, mais relativement peu aux ménages, car la crise de l'immobilier va se poursuivre et les banques resserrent le crédit.
2) la baisse du taux de la FED, en facilitant le crédit, est un pousse-au-crime: cette baisse va aider les entreprises à se refinancer et notamment tous ces organismes financiers qui ont trempé dans les subprimes, et dans la titrisation de ces risques. Avec ces titres qui ont aterri dans les "fonds monétaires dynamiques" qui contenaient jusqu'à 25% voire 40% de subprimes loans.
Maintenant, "monétaires dynamiques", l'épargnant voit mieux ce que ça veut dire.
C'est justement la faiblesse des taux qui a permis l'inflation des actifs (bourse, immobilier, art) ces dernières années, avec la formation
de bulles successives qui, fatalement, éclatent les unes après les autres.
L'éclatement de la bulle (US) de l'immobilier va faire des dégâts
dans l'économie réelle.
3) Chez les ménages US, la perte de confiance est forte et le restera longtemps.
Dans les 20 dernières années, les inégalités se sont accrues aux USA.
La patate chaude de l'endettement est passée des entreprises vers les ménages. Et le degré ultime, ç'a été l'endettement généralisé dans l'immobilier, y compris chez les ménages insolvables. Mais la crise de l'immobilier n'est pas terminée, et la baisse des prix ne touche pas que les ménages insolvables mais tous les propriétaires. Ceux-là qui, il y a quelques années, profitaient de la hausse de l'immo (effet richesse) et empruntaient sur la valeur de leur maison pour consommer ne vont plus pouvoir le faire. Et la baisse de la bourse supprime aussi l'effet richesse
qui reposait sur la hausse des cours des actions.
Or la croissance US repose à 70% sur la consommation des ménages.
Et la consommation des ménages US est déjà au taquet : ces dernières années, leur taux d'épargne est proche de 0, voire négatif.
On peut donc s'attendre à une année 2008 très difficile aux USA, puisqu'on aura aussi bien baisse de la consommation que baisse de profit des entreprises et remise en cause du système financier avec resserrement du crédit malgré la baisse des taux de la Fed. D'ailleurs les bourses US ont baissé aujourd'hui malgré la baisse des taux de la FED.
Et lors d'une précédente forte intervention de la FED (baisse de 50 bp) , l'euphorie a été de courte durée: on a bien vu que ça ne réglait pas les pb... Cette fois-ci, ce sera encore vrai.
Conclusion: derrière les variables financières comme le taux de la FED, il y a une économie réelle, et elle ne va pas se relever, ni cette semaine, ni la suivante...
Ceci dit, comme la Bourse anticipe, elle se relèvera dès les frémissements de reprise de l'économie réelle. Mais à mon humble avis, ce n'est pas pour tout de suite.
L'avidité qui a poussé à la recherche excessive de profit, y compris à travers le phénomène déraisonnables des subprimes loans, se voit maintenant au grand jour comme on voit, au coeur d'un arbre abattu, la pourriture qui l'a rongé de l'intérieur.
Comme l'a dit sobrement le directeur du FMI, avec un sens certain de l'understatement: "c'est une crise sérieuse". (en français dans le texte.)

c_alex
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Message par c_alex » 22/01/2008 23:44

Si justement, c'est rassurant ! Pas le fait de donner 75points, mais surtout de réagir au lendemain de la baisse des bourses mondiales qui auraient pu se transformer en crack, pour indiquer le soutien aux marchés de la FED.
Ca montre aussi à quel point l'économie américaine est au bord de la recession. Des prises de bénéfices auront lieu au premier rebond.
Jamais la BCE n'aurait fait ça: anticiper une réunion de salon... Ils auraient laissé la situation pourrir (la preuve...). Et c'est alors beaucoup plus difficile d'agir dans ces conditions que quand c'est tout frais.
Je pense au contraire que la BCE baissera son taux d'escompte de 50pb avant l'été si l'inflation n'augmente pas.

c_alex
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Message par c_alex » 23/01/2008 00:45

1) la baisse du taux de la FED va profiter aux entreprises, mais relativement peu aux ménages, car la crise de l'immobilier va se poursuivre et les banques resserrent le crédit.
Au contraire, les taux de crédits vont se relacher mechaniquement de 0,75pts. Un bol d'air frais pour les ménages endettés et le financement des entreprises. On peut aussi noter que les ménages américains avaient déjà bénéficié d'un gel des taux variables (sur crédit hypothéquaire) en décembre
cette baisse va aider les entreprises à se refinancer et notamment tous ces organismes financiers qui ont trempé dans les subprimes, et dans la titrisation de ces risques.
Que toutes les entreprises puissent se financer est une très bonne chose.
Les effets pervers sont un peu plus subtile :
- La baisse des taux permettra aux ménages de continuer à payer le taux variable, donc d'honorer ler crédit. Et c'est par ce biais que les organismes financiers qui ont trempé dans les subprimes s'en sortiront à trop bon compte alors qu'ils ont accordé des prêts qui n'aurait jamais dû être remboursé.
- Et surtout, ça ne règle pas le problème actuel. Les banques n'ont plus de liquidités et ceux qui en ont, n'ont plus confiance dans les titres de crédit. L'offre de crédit ne parvient donc plus a satisfaire la demande. On observe du coup des spreads de crédits très elevés aux US depuis juillet (je ne suis pas très sure mais il me semble que les spread de credit corporate ont été multipliés par plus de 6 en 2007 - les spreads de crédit peuvent être vérifiés via le prix des CDS proposé par les banques ou l'index CDX au US). Le problème sera reglé quand les spread de crédit auront à nouveau atteint un niveau normal.
- Et finalement, les risques d'inflation à long terme au US sont accrus.
C'est justement la faiblesse des taux qui a permis l'inflation des actifs (bourse, immobilier, art) ces dernières années, avec la formation
de bulles successives qui, fatalement, éclatent les unes après les autres.
C'est plutot l'irrationnalité des acteurs qui les poussent à acheter n'importe quoi à n'importe quel prix non?
J'ai encore entendu cette après-midi quelqu'un dire (au département de risque d'une grande banque francaise qui plus est!): il faut surement vendre ses actions pour acheter de l'immobilier, il n'y a que ça qui ne baissera pas. Je veux bien concéder que le marché immobilier est beaucoup moins volatile que les actions. Mais, l'immobilier a plus que doublé (hors inflation) en 10 ans. Les salaires ont à peine suivi l'inflation et les français continue à penser que les arbres montent jusqu'au ciel...

Mais effectivement, la baisse actuelle des taux US risque de lancer une spirale inflationniste au US (fameux effet de second tour).

3)
Vous oubliez une variable importante dans la crise actuelle : le chomage.
En effet, resserement du crédit aux entreprises => moins de création d'emploi => baisse de la consomation => baisse de benef => licenciement...
C'est par ce biais (si j'ai bien compris) que l'économie américaine pourrait bien sombrer dans une recession prolongée.
L'avidité qui a poussé à la recherche excessive de profit, y compris à travers le phénomène déraisonnables des subprimes loans, se voit maintenant au grand jour comme on voit, au coeur d'un arbre abattu, la pourriture qui l'a rongé de l'intérieur.
Il ne faut pas oublier non plus que l'immaturité de la titrisation de créance y est pour beaucoup dans la crise actuelle.
Par le biais des ABS, le crédit s'est déplacé des banques vers les assureurs et autres entreprises dont ce n'est pas le métier. Pendant ces dernières années le crédit a coulé à flots (les spreads de crédits ont atteint des taux exceptionnellement bas de l'ordre de 20bp. Trop bas pour garantir les risques de défauts). Chat echaudé craigant l'eau froide, ces nouveaux acteurs qui n'ont pas les compétences historique pour supporter le crédits ne font plus confiance dans les emetteur d'ABS et se sont retiré de ce marché => l'offre de crédits a été coupée nette!

Nei-Jing
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baisse des taux: efficacité restreinte ; rationalité limitée

Message par Nei-Jing » 23/01/2008 20:24

Alex et moi tenons des propos très voisins.
l'immaturité de la titrisation de créance y est
pour beaucoup dans la crise actuelle. (...)
Pendant ces dernières années le crédit a coulé à flots
Mais j'aurais pu m'épargner la peine de brosser un rapide tableau
de la situation éco... Il faudrait détailler tellement de choses.
Non, je n'ai pas oublié le chômage :
dès lors que j'évoque le ralentissement de l'économie,
le chômage est implicitement cité.

Si je suis en largement d'accord avec le post d'Alex,
je reste sceptique devant la récente baisse des taux de la FED.
Je ne suis pas le seul : économistes et analystes
n'en attendent pas d'amélioration immédiate dans l'économie réelle.
Lorsque la reprise s'amorcera, oui ce sera utile.

C'est donc sur l'effet de cette baisse de taux
que mon avis s'écarte, peut-être, de celui d'Alex.
La spécificité de la crise actuelle,
c'est que le système financier lui-même est touché :
la baisse des taux de la FED ne sera doncpas répercutée intégralement
dans les taux consentis par les banques de second rang.
En conséquence, l'accès au crédit ne va pas devenir si facile,
d'autant que le ralentissement est bien là
et n'incite pas les banquiers à prendre des risques.

Alerte amicale : l'irrationnalité des acteurs,
c'est une pseudo-explication qui n'est invoquée
que par ceux qui ont y intérêt à ce qu'on n'y regarde pas de trop près.
(L'irrationalité explique tout et... le contraire de tout.
Et rien ne l'explique... )
En réalité, les agents économiques ne sont pas irrationnels.
On obtient de bons résultats explicatifs (au sens statistique)
en construisant des modèles où l'agent est doté d'une rationalité limitée.
Qu'est-ce que ça peut vouloir dire, éventuellement ?
Que l'agent n'a pas le temps de confronter tous les prix,
de réunir tous les éléments de décision.
Mais aussi que l'agent est mal formé à l'économie,
et qu'on lui serine dans les médias que
"c'est le moment d'acheter tel type d'actif".
Le consommateur est donc fortement conditionné.
On lui cite des exemples (!) de réussite et,
avec une information limitée et biaisée,
c'est la rationalité même qui le pousse à se lancer !
Et s'il réussit son premier coup,
sa rationalité (limitée) lui conseille de recommencer !
Sauf qu'il n'a aucune vision macro-économique
et la bulle finit par lui éclater au nez.

Les conseilleurs (qui ne sont jamais les payeurs) ont poussé
et poussent les ménages à acheter des actifs immobiliers,
même au plus haut des cours,
Il y a quelques années, c'est avec la même chaleur contagieuse
qu'on conseillait aux gens d'acheter des valeurs techno
(même alors que la bulle venait d'éclater !).
Le manque de culture économique et de repères fait le reste.

Tout ceci n'est pas nouveau...
Quand on a voulu vendre des titres de la Cie du Canal de Panama,
une campagne de promotion intense a été organisée,
et tout les gens qui avaient de l'influence dans le pays
ont travaillé le grand public au corps
pour que chacun vide son bas de laine et achète des titres.

Il n'est jamais trop tôt pour éduquer la rationalité.
Le rapport Attali préconise d'enseigner l'économie dès
l'école primaire. C'est loin d'être idiot.

En attendant, les places américaines* continuent à baisser,
càd à prendre en compte les perspectives peu encourageantes,
et les incertitudes non éclaircies. Processus normal.
(*les seules que j'évoque ici, le sujet étant la situation US)

Alors pourquoi ne pas juste vendre un PUT 4800/Juin. Il vaut 104 points. On pourrait se couvrir en vendant un FCE si le CAC40 atteint 4800, couvrant ainsi les baisses supérieures.

La stratégie de Gigi du 13/12/07 était judicieuse et pertinente.
Mais le seuil raisonnable alors envisagé (4800 pr le CAC) est déjà enfoncé.
C'est vrai que les choses vont vite en ce moment. :!:

c_alex
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Message par c_alex » 23/01/2008 21:00

Décidement, même si la conjoncture n'est pas très bonne pour le moral, elle rend très interessante le suivi du calendar spread :
Valeur liquidative : 1000€ -> 210€
delta : 0,44 -> 0,05. La raison pour laquelle cette stratégie a été choisie. En s'eloignant du strike, le delta diminue. Les pertes seront donc limités.
Je n'ai pas calculé le gamma, mais il devrait confirmer l'observation faite sur le delta et devrait être légerement positif.
theta : 5€/semaine -> -8€ / semaine : Chose que je n'avais pas prévu, maintenant le temps joue contre nous! Alors qu'il jouait en notre faveur au début!

Je ne comprend pas vraiment le retournement du theta, mais naivement, j'imagine que le theta doit être positif proche du strike et diminue lorsque l'on s'en éloigne.

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