Le calme avant la tempête ?

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L'ayatolla Ben Brent

Le calme avant la tempête ?

Message par L'ayatolla Ben Brent » 11/09/2004 12:56

Sur une détente des prix du Brent la bourse de New-York a affichée des gains en clôture Vendredi 10 Novembre. Aussi bien sur le NASDAQ que sur le Dow Jones.

La situation reste néammoins confuse sur plusieurs points et alimente la presse, friande d'évènements "à sensation" :

1) Le véritable état des stocks actuels aux Etats-Unis de "Refined Gazoline" à destination des voitures de tourisme et ceux de Kérosène à destination de l'activité aérienne.

Personne n'est capable ou ne veux, dans les milieux autorisés (gouvernement américain, Agence Internationle de l'énergie par exemple) transmettre une information fiable.

Ca sent l'huile et j'ai l'odorat délicat.

L'effet pervers de ces rumeurs étant, bien entendu, d'augmenter, ou tout au moins de soutenir, "la prime de risque" liée au Brent alimentant la spéculation sur les marchés du NYMEX et de l'IPE.


2) Georges Bush, devant le Congrès mène actuellement une bataille importante sur le concours massif que celui-ci devrait apporter aux crédits d' investissements en matière de pétrole.

Rien n'est gagné, encore une fois pour des raisons politiques, puisque le Congrès est à majorité Républicaine.

Encore une fois on confond l'interêt général avec les interêts politiques.

Peu importe c'est une question d'angle et de point de vue. Chacun étant libre sur le sujet de se faire sa propre opinion et d'alimenter la discussion.


3) Les incertitudes continuent à peser lourdement au Moyen-Orient et sans entrer dans des détails, très entourés par la presse, il semble peu probable que les différents conflits trouvent une solution équitable à court terme.

Et pas uniquement en Irak.

L'Irak n'étant que le cure-dent qui cache la forêt, si je puis dire. Et je m'explique;

En effet, la position dominante dans cette partie du monde est stratégique, presque une question de sécurité pour les Américains.

Le contrôle des approvisionnements de pétrole, "à la source", est objectivement pour eux, le moyen de diminuer ce risque à terme.

" A security concerned ". Et ce n'est pas Dick Cheney, Secrétaire à la défense et "ex grand argentier" de la société Halliburton qui nous contredirait sur le sujet.

Nous avons, au plus sur un sujet le même point de vue lui et moi.

Personne ne dit, bien entendu, que celà soit bien surtout si l'on se place sous l'angle du droit des peuples à disposer d'eux-même.

Il convient plutôt de tenter de comprendre une situation complexe dont l'issue incertaine, est au coeur des inêrêts des pays développés (Zone Euro, Asie/Pacifique) et des pays émergents (Chine et Inde en particulier).

De comprendre, que si le temps est au Warrant le pire de ses ennemis, un cancer qui le ronge lentement,

il l'est (le temps) tout autant pour un prix élevé du barril.

Au dessus de 40 dollars comme c'est le cas actuellement, et ce depuis bientôt 4 mois il n'est pas besoin d'être devin pour comprendre que celà va se payer mécaniquement par des points de croissance en moins.
http://www.wtrg.com/daily/crudeoilprice.html

Pour simplifier, et sans aucun sophisme, plus le prix du barril est élevé de façon durable, plus cela a des conséquances directes sur la croissance d'un pays ainsi que sur certains secteurs pouvant-être touchés de plein fouet, comme les transports par exemple.

La situation n'est plus comparable aux crises pétrolières précedentes de 1973 ou des chocs pétroliers suivants, ce serait trop simple.

Actuellement, les taux de croissance sont moindres partout dans le monde sauf en Chine, l'argent est moins cher que par le passé, historiquement à ses plus bas.

Par ailleurs, la longue partie d'échec qui se joue actuellement entre les
deux super-puissances (Chine et Etats-Unis) est, à mon sens, exacerbée
aujourd'hui par un nombre croissant de conflits ouverts dans le monde dont le Soudan en est un exemple frappant.

Je vous joins sur une vue sattelite des concessions de pétrole au Soudan.
http://www.rightsmaps.com/html/sudmap2.html

Ce document, bien que datant de 2002, amène deux remarques :

A) Les chinois se "taillent la part du lion", sur les blocks 4 et 6 , comme vous pourrez le constater. Le block 6 étant le plus juteux de source d'ingénieurs y travaillant, de source soudanaise (par le biais du net).

Les chinois sont , à mon sens, et depuis peu, de redoutables compétiteurs sur cet échiquier mondial du contrôle de la production et du raffinage du pétrole, de la "Security concerned" au sens américain. Leurs agissements, en la matière, étant exactement les mêmes.

Du reste, en Russie, je ne serais pas surpris qu'ils se positionnent ouvertement, dans les semaines et les mois à venir, dans le rachat de Ioukos, même si aujourd'hui ils s'en défendent.

Avec un taux de croissance de plus de 9% en moyenne sur les 5 dernières années, on en comprend aisement la raison stratégique, étant eux-même, comme les Etats-Unis, importateurs net de pétrole.

En prenant une image un peu plus grossière; deux bêtes ont faim et leur appetit respectif en matière de pétrole est insatiable, pour l'instant, en période de croissance économique.


B) Que penser de cette guerre dont les interêts sont une fois encore, probablement liés, au contrôle de l'or noir?

D'un pays livré au massacre de dizaines de milliers d'enfants, de femmes et d'hommes, au viol, au pillage et ce dans la plus grande indifference de la communauté internationale.

Où se trouve notre dignité à nous, peuples libres à ce "laisser faire". Chacun de nous en porte, à son niveau, une part de responsabilité consciente ou inconsciente.

Et moi le premier.

Que devient la plus élémentaire des libertés des peuples à disposer d'eux-mêmes ?

Manifestement piétinée par les interêts de quelque uns.

The "holy Brent ... ". Poursuite d'un Graal , lucre ou simple chimère pour ces deux super-puissances que sont la Chine et les Etats-Unis ? A quel prix?

Peu importe. C'est une nouvelle fois une question d'angle et de point de vue.

Chacun y cherchera sa propre réponse. La mienne, vous vous en doutez, est claire.

Mais nous, pauvres petits nains misérables et pitoyables que nous sommes, que nous enseignent ces évènements? Que devons ou pouvons nous retirer de tout cela ?

Probablement rien. En tout cas pas de l'indifférence faute de quoi nous nous exposons inconsciement.

Nous devons rester particulièrement attentifs à ces évènements et notamment dans le cadre de placements financiers.

Nous poser légitimement la question du risque quant à de possibles conflits supplémentaires ou exacerbés.

Aujourd'hui les plus pessimistes, parlent d'une crise pétrolière avant 2007.

Les plus optimistes ne balayent pas cette éventualité.

Quand aux réserves prouvées en matière de pétrole, c'est exactement la même réponse auprès de la communautés internationale des géologistes.

Le "Peak Oil" pourrait-être actuellement dépassé ou l'être à un horizon proche.

De plus il ne faut pas confondre ce " Peak Oil ", c'est-à-dire la consommation avec les réserves actuelles.

Ces réserves, à l'exception sans doute de la région de l'Alberta, au nord du Canada vont nécessiter des investissements en off-shore dont, même si ils étaient réalisés aujourd'hui, ne porteraient leurs fruits que dans 4 ans au mieux.

D'autre part, et toujours dans la plus grande confusion, la presse nous informe sur une production mondiale actuelle de 83, 4 millions de barrils par jour.

Si tel est le cas la capacité des raffineries mondiales est occupée à plus de 96%.

Et aucun investissements notables n'ont été faient ces dix dernières années par les gouvernements et les compagnies pétrolières pour augmenter ces capacités.

Voilà donc une présentation d'un certains nombre de faits. Chacun y trouvera une lecture active ou passive, à sa guise.

Cependant ne dressons pas cependant un tableau trop pessimiste de la situation.

Notre modeste condition de petit nain reste très enviable, nous avons la chance de vivre dans le pays de Jean-Jacques Rousseau, le pays des droits de l'homme.

Et nous possédons ce bien le plus précieux: la liberté.

Il convient donc logiquement de mettre cette liberté à contribution dans l'évaluation du risque actuel en matière d'investissement spéculatif.

Pour ceux qui ont la lourde mais exhaltante charge d'une famille disons nous simplement " je ne suis pas superstitieux ... Mais on se sait jamais ...".

A bon entendeur ...

Simplet
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Effectivement ...

Message par Simplet » 11/09/2004 19:28

Il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ...


Simplet

xavnet
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Message par xavnet » 12/09/2004 16:02

"Si tel est le cas la capacité des raffineries mondiales est occupée à plus de 96%"

Et ensuite ? si cela se trouve en ce moment, pleins de raffineries sont en train d'etre reouvertes(totalement ou partiellement), modernisées, agrandies ou construites.
Les petroliers passent leurs temps à ouvrire et fermer des raffineries pour coller le mieux aux arrivages.
Si cela se trouve dans 6 mois ou 1 an, on sera deja en surproduction.

Jje pense plutot que le probleme se situerait plus vers les capacitées de transports, qui sont limitées; actuellement on construit pleins de cargos
en asie pour transporter des matieres premieres solides à cause surtout de la chine, mais pour le petrole il y a enormement moins, car de plus maintenant ils doivent etre à double coque( ceux à simple coque sont de plus en plus interdits dans les ports) ce qui limite les chantiers navals capables de les construire.
Quand aux oleoducs, il faut un temps fou pour les construire et on connait tous les problemes geopolitiques que leurs emplacements créent( tchetchenie, afhanistan, projet turque, etc).
petit a petit on devient moins petit

Simplet
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Message par Simplet » 13/09/2004 07:12

Je souhaite rebondir sur la réponse de Xavnet qui en animant le premier ce sujet fait preuve de son intérêt ainsi que de ses connaissances en la matière (première … lol). Je le remercie vivement pour cette contribution. Sans aucune flagornerie ni moquerie.

Néanmoins, ON NE PEUT PAS SE RESOUDRE A JETER SUR LA TABLE 4 LIGNES RAPIDES SUR UN SUJET AUSSI COMPLEXE ET QUI NECESSITE UN PEU PLUS DE DEVELOPPEMENTS.
Je me permettrais d’émettre des réserves ( de pétrole … lol) sur le risque de prendre en compte une échéance trop longue dans un raisonnement.

Les praticiens des warrants me comprendront et tout particulièrement le grand mufti (Tribun).

On peut arriver à des résultats himalayens ou abyssaux suivant les cas mais rarement à une conclusion permettant de se faire une opinion la plus objective possible de la réalité.
Celle d’aujourd’hui.

Je m’explique. Je cite :

« Et ensuite ? si cela se trouve en ce moment, pleins de raffineries sont en train d'etre reouvertes(totalement ou partiellement), modernisées, agrandies ou construites. »

J’aimerais être de ceux qui militent (naïvement ?) à ce type d’argument, malheureusement les faits sont là pour nous rappeler l’amère réalité (sic). Si effectivement tant de raffineries pouvaient miraculeusement être « ré-ouvertes », totalement ou partiellement, être modernisées agrandies ou construites cela se saurait et l’effet d’annonce serait immédiat sur le prix du Brent (SPOT).

J’observe un prix toujours supérieur à 40 Dollars à Vendredi soir 10 Septembre aussi bien à Londres qu’à New-York.
http://www.wtrg.com/#Crude

Je rappelle que les capacités mondiales « à raffiner » des producteurs ne sont pas extensibles et infinies et je suggère aux quelques-uns dubitatifs de se renseigner sur le sujet (voir les liens proposés dans le fil précédent).
http://www.eia.doe.gov/oiaf/aeo/gas.html#pir

Par ailleurs, l’agrandissement ou la construction d’une raffinerie passe par des stades d’appels d’offres, de conception/construction, de désignation des différents « contractors » et de réalisations LOURDES ET LONGUES. Un fil à lui seul constituerait de longs développements sur ce sujet. Donc pas de « ré-ouverture » d’un coup de baguette magique. Désolé.

Cela dit je ne détiens aucune vérité et si vous avez des informations contradictoires elles sont les bienvenues et permettra à chacun, dont votre serviteur, de pouvoir apprécier le mieux possible la situation.
Qu’on le veuille ou non, dans la période ACTUELLE, de développement économique dans la plupart des pays de la zone Europe/Asie/pacifique il semble que :

LA DEMANDE DE PETROLE DES TROIS PROCHAINS MOIS SERA PROBABLEMENT EQUIVALENTE A CELLE CONNUE A L’HEURE ACTUELLE.


3 raisons majeures me poussent à tenir ce raisonnement :

- HIVER ARRIVE, HOMME BLANC BESOIN PETROLE POUR CHAUFFER MAISON ET SI HIVER RIGOUREUX BESOIN PLUS DE PETROLE ET DONC HOMME BLANC OBLIGE DE PREVOIR CE SCENARIO !

Expliquant, en partie, le soutien actuel des cours du baril et ce depuis près de 4 mois ( de mémoire, je ne me souviens pas d’une action ayant parcouru un tel « rallye » aussi long ces trois dernières années sur le CAC 40 ?).

- ECONOMIE EN CROISSANCE & BESOIN PETROLE POUR FAIRE FONCTIONNER APPAREILS DE PRODUCTION DONT MACHINES ET COMME MACHINE TOURNER PLUS => BESOIN DE PLUS PETROLE. AJOUTER DEMANDE DES MENAGES EN CARBURANT TOUJOURS IMPORTANTE.

Donc un phénomène favorisant également le maintien actuel des prix.

- STOCKS HISTORIQUEMENT BAS = RESERVES FAIBLES POUR NOURRIR « LA BETE ».

Sur le sujet, il est vrai que l’on assiste à des informations contradictoires, des effets d’annonces et en fait les quelques uns qui savent ne donnent aucunes informations chiffrées et vérifiables.

Le silence de cimetière … http://www.wtrg.com/oecd/OECD0304.html

Donc pas de signal court terme vers une « détente » de la demande, ni des prix.

Le terme, l’espace temps auquel nous renvoie Xav est de 6 mois à 1 an . Il ne présente rigoureusement aucun intérêt au moment où nous conversons sur le sujet.

La facture pétrolière se paye pratiquement comptant et pas dans 6 mois encore moins dans 1 an.

L’enjeu est plutôt d’envisager tous les scénarios possibles entre aujourd’hui et la fin de l’année 2004.

C’est-à-dire dans les trois mois qui viennent.

Je souhaite me tromper dans les semaines à venir et que chacun (et moi le premier ) rie de moi :lol: lorsque j’oserai me présenter à nouveau sur le forum en réclamant pitié et clémence. :oops:

Mais rien de l’information actuelle disponible ne me donne un signal clair et sincère de renversement d’ici la fin de l’année.

La prochaine réunion de l’OPEP dans quelques jours ne donnera sur ce sujet la moindre information à par des nièmes « effets d’annonces » sur les pseudos augmentations des quotas (très largement dépassés depuis début Août) et sur l’augmentation du « basket price ».

La belle affaire ! :shock:

A moins que (tout étant toujours possible), les membre du cartel ne nous sortent 600 millions de barils « du chapeau » correspondant à 8 jours de livraison mondiale … (83 millions/j X 30 jours).
Cet exemple frappant, loin d’être irraisonné , montre à quel point l’équilibre reste fragile.

« Les petroliers passent leurs temps à ouvrire et fermer des raffineries pour coller le mieux aux arrivages. »

C’est tout à fait vrai et tout à fait faux en même temps.
Les pétroliers pour reprendre le terme de Xav (bien que je préférerais que l’on parle de pétrolier-raffineur et/ ou de raffineur suivant les cas) ouvrent et ferment, comme un robinet, ce que l’on appelle des « trains », comme pour les complexes de gaz par exemple. Un train composant, si je puis m’exprimer ainsi, une vanne permettant d’augmenter ou de diminuer la production de pétrole raffiné.
Avec, bien entendu, le moment où l’on arrive au maximum de la capacité de production. Forcément. Le moment où tous les trains fonctionnent à bloc.
La rentabilité du site n’est donc que marginalement affectée par ces ouvertures et fermetures de trains. Encore faut-il être cohérent et définir ce « marginalement ». Ceux qui s’intéressent au sujet savent que l’ouverture et la fermeture répétée des trains provoquent des coûts d’entretiens et d’obsolescence qui sont loin d’être neutres influant sur le prix de production.
Ainsi « un pétrolier » ne ferme qu’assez rarement une raffinerie. En tout cas très marginalement ces dernières années.
En revanche il cherche en bon gestionnaire à maximiser la rentabilité d’ un site et le constat de ces 5 dernières années est que la majorité d’entre eux n’a pas effectué d’investissement notables pour en améliorer la quantité. C’est un fait.

Et même si l’on raisonne à l’absurde (j’aime bien, on est plus tranquille 8) ) la « ré-ouverture » d’un site à un coût aussi bien financier qu’en terme de temps et en la matière les deux font cruellement défaut à l’heure actuelle.
Pourtant je préférais être de ceux qui militent favorablement (sic).


« Si cela se trouve dans 6 mois ou 1 an, on sera deja en surproduction »

Tout à fait exact 8) ou tout à fait faux :cry: cela n’a AUCUNE importance.

Ce qui est important comme nous l’avons vu précédemment c’est le terme des 3 PROCHAINS MOIS.

Quel scénarios envisager sur le NYMEX et l’IPE ? Sur les prix du SPOT et des futures ?

L’enjeu est là ET uniquement là.


« Jje pense plutot que le probleme se situerait plus vers les capacitées de transports, qui sont limitées; actuellement on construit pleins de cargos

En réalité, le problème du transport n’est pas à court terme fondamentalement crucial.
Sauf bien sur si une catastrophe climatique survenait. Mais là on touche au domaine du sublime et dans ces conditions tous les scénarios deviennent possibles et mieux vaut rester à la maison stoïquement :roll: .

Je rebondis tout de même sur l’argument en me demandant la raison pour laquelle « on construit pleins de cargos » ? Qui est ce « on » ? Et surtout pourquoi ?
Si les capacités de transports sont actuellement de plus en plus obsolètes il n’empêche que « on » a besoin de transporter plus ( et mieux également) donc par itération « on » produit plus ou au moins pareil. FORCEM ON.


« en asie pour transporter des matieres premieres solides à cause surtout de la chine, mais pour le petrole il y a enormement moins, car de plus maintenant ils doivent etre à double coque( ceux à simple coque sont de plus en plus interdits dans les ports) ce qui limite les chantiers navals capables de les construire. »

C’est tout à fait vrai et c’est lié à des soucis de profondeurs des canaux à Sète ou Rotterdam par exemple où certains types de tankers ou super tankers ne peuvent pas séjourner.
C’est tout au plus un facteur récurent dans nos préoccupations court terme.

Quand aux oleoducs, il faut un temps fou pour les construire et on connait tous les problemes geopolitiques que leurs emplacements créent( tchetchenie, afhanistan, projet turque, etc).
C’est tout à fait vrai et je vous joint un lien, qui en la matière, permettra à chacun de constater que c’est une activité florissante pour les entreprises américaines
http://www2.barchart.com/sectors.asp?se ... pment+Svcs
(scrounch pour ceux qui ont des comptes de trading ouverts aux Etats-Unis).
J’ajouterais qu’il est à l’heure actuelle tout aussi difficile de les réparer (les oléoducs) lorsqu’ils sont endommagés par des attentats répétés comme en Irak par exemple.
Et j’irai complètement dans le sens de XavierNet pour ce qui est des pays comme la Tchétchènie, ou l’Afghanistan qui connaissent des conflits de guerre ouverts, sans parler du Soudan, des risques qui pèsent sur Ioukos en Russie et de l’épée de Damoclès pour les Etats-Unis au Venezuela.http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/venez.html

En conclusion, étant de nature méfiante (je me méfie même de moi-même) et peu enclin à la spéculation à des termes aussi lointains qu’himalayens sur des sujets aussi « brûlants » que le pétrole : 6 mois, un an ; j’aurais tendance à me focaliser, et vous l'avez bien compris, sur le très court terme.

Ce qui ne veut pas dire que le spectre couvrant l’horizon des 6 mois ne m’intéresse pas, bien entendu MAIS IL N’EST PAS PRIORITAIRE.
Je pense d’ailleurs que beaucoup de choses dites par Xav pour ce terme (lointain) sont sans doute intéressantes et méritent également la plus vive attention.

Je pense, une nouvelle fois, PRIORITAIREMENT, à aujourd’hui et à demain sans négliger après-demain.

Si je n’ai plus d’essence dans ma voiture, et même si le sujet réclame mon attention, qu’ais-je à faire de savoir si le prochain modèle de tel ou tel constructeur va me permettre d’économiser sur ma consommation ? :wink:

Mais une nouvelle fois c’est une question d’angle et de point de vue, chacun y voyant une lecture active ou passive, à sa guise.


Cordialement,

Simplet

Simplet
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Le pétrole

Message par Simplet » 01/11/2004 16:20

Bon.

J'avais donc raison ... 8)

La belle affaire ... :cry:


Simplet

Invité

Message par Invité » 01/11/2004 16:47

Tu t'intéresses donc aux pétrolières et parapétrolières (Total, Maurel et Prom, Groupe Bourbon, Technip, Bolloré,....).
Je pense que les cours du Brent et du Crude vont inciter à réactiver certains puits devenus rentables comme par magie. Le pétrole sibérien (s'empresse d'exporter) transporté par wagon devient attractif comme les schistes bitumineux du Canada. Un baril à 80 USD tuerait la poule aux oeufs d'or de l'Arabie Saoudite et en ont conscience que les revenus issus de la rente pétrolière sont réinjectés dans les bourses mondiales. Les gros producteurs n'ont pas intérêt à un surenchérissement prolongé des cours du pétrole car ils le paieront tôt ou tard par le développement accéléré de la recherche d'alternatives comme le nucléaire généralisé ou les recherches sur l'hydrogène.
A force de trop tirer vers le haut les cours du pétrole (surtout spéculatif), les bourses internationales pourraient en venir à s'effondrer, les pétromonarchies seraient les premières concernées car elles sont complètement intégrées dans le système-monde capitaliste. Dans un monde d'interdépendance.
Nul doute que si Kerry venait à gagner (ce que je ne souhaite pas), il continuera dans la lignée des Bush à s'acoquiner avec la famille royale des Saoud (j'avais vu un superbe reportage sur Arte concerant l'Arabie Saoudite).

Simplet
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Oui ... Mais malheureusement ...

Message par Simplet » 02/11/2004 10:16

Bonjour Invité,

Je suis d'accord avec ta vision concernant la "logique" du marché du pétrole ainsi que les retombées de ce marché prédictif sur les différents marchés actions mondiaux.

Mais malheureusement d'autres facteurs continueront à peser, à mon avis, sur le marché du pétrole pour les 6 prochains mois:

Des facteurs courts termes & longs termes. Je m'explique:

Court terme:

Instabilité géo-politique au Nigéria, conflit en Irak, au Soudan. Incertitudes au Vénézuéla.

Incapacité pour l'Arabie-Saoudite à se substituer complètement à ces pays gros producteurs (Nigéria & Irak).

Et beaucoup d'autres facteurs court terme que j'ai déjà évoqué dans les différents fils du forum des matières premières.

Long terme:

Capacité mondiale de raffinage limitée. Les deux bêtes "ont faims" (Chine & USA en terme de pétrole) avec respectivement des croissances économiques soutenues.

Le Peak-oil de Hubert si il n'est pas encore atteint n'est pas loin et je ne pense pas à très court terme que la magie de quelques "re-opening" of some rigs should lead to hell ...

Enfin, les éléctions américaines (les + couteuses de l'histoires des campagnes américaines) ne nous engage en rien à une accalmie aussi bien au Moyen-Orient que dans le reste du monde.

L'ensemble de ces paramètres, peu favorables dans l'immédiat continuent à m'amener les remarques suivantes:

1) Un baril à 80 dollars dans les 6 mois à venir. D'autant plus si l'hiver est rigoureux ...

2) Les marchés actions vont par principe de vase communiquant payer l'addition. Je ne serais pas surpris de voir un CAC 40 à 3300 points avant la fin de l'année.

3) Effet ciseau supplémentaire : la croissance sera affecté probablement de 1% sur le dernier trimestre 2004 et au moins d'un demi-point pour le premier trimestre 2005.


Cordialement,


Simplet

Invité

Message par Invité » 02/11/2004 10:46

Salut Simplet !
Un premier constat. Je ne vois aucune corrélation entre ce que fait le CAC depuis le 01/01/2004 (env. + 5%) et les cours du pétrole (env. + 60 %). S’il devait y avoir un lien direct, le CAC fait preuve d’une résistance remarquable.
D’ici 8 semaines un CAC à 3300 (soi env. – 12 %), très peu probable graphiquement mais comme on est jamais sûr de rien sauf coup d’éclat de Ben Laden et de ses sbires plongeant le monde dans la stupeur, du moins affectant l’indice de confiance des consommateurs.
Si Simplet a du pessimisme à venir, il sait comment mettre à profit cette situation s’il anticipe une baisse sérieuse du CAC. Si tes prévisions s’avèrent fondées, je signe tout de suite pour participer à la baisse du CAC avec un gros levier. Une baisse presque assurée de 12 % sur deux mois, ça ne se refuse pas et ça rapporte énormément.
Amicalement.

Simplet
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Ben Laden

Message par Simplet » 03/11/2004 02:53

Salut Invité!


Jouer les pleureuses méditéranéenes est une question d'angle et de point de vue à laquelle je ne participe pas sur ce sujet.

Peu importe.

J'essaye de m'appuyer sur les faits ainsi que sur une situation sans précédent. Bien entendu, je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit.

Chacun sa croix.

Ma conviction sur le sujet est claire et tu l'as bien compris dans mes propos.

Cette conviction n'engage que moi. J'ai déjà pris sur le sujet mes decisions et mes positions sur le marché des dérivés.

Mais je dois surement me tromper.

Je ne suis pas un spécialiste du marché action.

En revanche, pour ce qui est d'une corrélation depuis le début 2004 entre le pétrole et le CAC 40 je ne vois pas non plus de corrélation directe depuis Janvier 2004 ...

Il convient plutôt d'observer une situation depuis le mois de Mai 2004 pour le marché du pétrole. Et de constater que depuis le marché action à tendance à stagner. Mais je dois surement me tromper.

Le marché des "commodities" est un marché prédictif.

Mais je dois également une nouvelle fois me tromper.


Cordialement,


Simplet

Invité

Nominal ou réel?

Message par Invité » 09/11/2004 18:17

Reflux des cours du pétrole proche des 45.
Distinguer le pétrole réel (cours = la moitié du nominal grosso modo actuellement) du pétrole nominal (ce dernier effraie les masses par des manipulations médiatico-politiques), c'est pourquoi il reste bon marché quoi qu'on en dise, il convient de relativiser la hausse de cette année. C'est la seule fiscalité appliquée qui peut pourrir la confiance des consommateurs finaux (carburants non détaxés, T.I.P.P., fuel domestique).

Simplet
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Message par Simplet » 12/11/2004 03:58

Reflux du pétrole proche des 50 ...

Simplet

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